Confrontés à une inflation qui depuis quelques années se situe entre 25 et 30 % par an, on ne peut être que surpris par la bonne santé du peso face au dollar. Bien sûr, il s’est quelque peu dévalué, mais rien de significatif par rapport aux chiffres de l’inflation.
La banque centrale imprime à tire-larigot des pesos qui inondent le marché.
Et puis il y a les banques, elles vous offrent du 15 à 20 % de remise en permanence si vous utilisez leurs cartes de crédit tel jour à tel endroit.
Ma petite chérie est une experte en la matière. Elle possède toutes les cartes qui existent ou presque. Lundi, ce supermarché, pour tel produit, mardi tel autre pour la viande, mercredi, celui-là pour les boissons, etc., etc.
Sans parler du fisc qui vous rend 4,3 % de TVA.
Une seule obligation, ne pas dépasser ses limites de paiement comptant, car là on vous attend avec le sourire : je vous refinance sans problème, mais c’est de l’ordre de 50 % d’intérêts par an.
Jeudi soir, un message d’une de ces banques : allez dîner vendredi soir dans n’importe quel restaurant de la ville, utilisez notre carte et on vous rembourse 40 %.
On a fait une réservation sur-le-champ à Sottovoce.
On a bien mangé, on a bien bu, on a claqué 100 dollars, pas plus, et ça va nous coûter 60.
On avait bien fait de réserver vers 20 h 30, car à 10 heures du soir, on faisait la queue jusque sur le trottoir.
C’est sans doute ce qu’on appelle la justice sociale péroniste, les faveurs de cette nature ne profitent qu’aux classes les plus aisées, les autres doivent payer la facture au comptant et sans remise.
Dans le même temps le nombre de personnes qui vit dans ce qu’on appelle les villas misères a été multiplié par deux à Buenos Aires et dans la Province.
En rentrant, j’ai regardé ma petite chérie et je lui ai dit : il serait sans doute intelligent d’acheter des dollars et de s’endetter en pesos.
C’est exactement ce que je me disais me répondit-elle.
Consommez, profitez-en, c’est juste avant la crise
7 août 2010 par Patrick








Le syndicat mafieux nous demandent 50% d’augmentation de salaire d’ici a avril 2011 apres les 30% extorques depuis 12 mois. Le taux d’absenteisme depasse les 10% la semaine pour pouvoir travailler les we ou les heures sont payees triples. Sur les lignes les ouvriers argentins gagnent plus que l’encadrement non syndique et plus en equivalent USD que leurs collegues Europeens ou des US et la quantite de IPhone et autres IPod croit a vitesse grand V. Le parking de l’usine va bientot ressembler a celui du Barca jajaja. La productivite est en chute libre. Et bien sur un seul moyen de compenser : les prix.
Est ce que cela tiendra jusqu’aux elections fin 2011 ? That’s the question.
Abzo tonton et bonne digestion
On va droit dans le mur !
C’est sûr qu’on est mal barrés…